Le Monde a publié un article effarant il y a quelques jours (suivez le lien). Je vous en donne quelques extraits.
Sur le téléphone de François (tous les témoins identifiés par un prénom ont requis l’anonymat), le calendrier professionnel est saturé de réunions. Du lundi au vendredi, entre 9 heures et 19 heures, tous les créneaux sont pris, plusieurs semaines à l’avance. Deux ou trois rendez-vous se superposent, parfois au même moment. « Le sport national, dans ma boîte, c’est de coller des réunions sans vérifier que tout le monde est disponible », soupire ce commercial d’un grand groupe financier français. « Je passe trente heures par semaine en réunion, renchérit Pierre, chargé d’innovation chez un industriel tricolore. Si vous y ajoutez le temps nécessaire pour répondre aux messages urgents, il ne me reste plus rien pour travailler. C’est un gâchis monumental, une machine infernale. »
Le groupe Microsoft, qui équipe de nombreuses entreprises avec ses logiciels comme Outlook et Teams, scrute le phénomène de près. Il publie chaque année un baromètre sur le quotidien au bureau ; la dernière édition, parue en juin 2025, sur la base de 31 000 répondants dans 31 pays et de « milliards » de données, égrène des chiffres effrayants : 117 courriels par jour en moyenne, une interruption toutes les deux minutes par une notification, un message ou une réunion
Les racines du mal sont connues et documentées : des réunions sans ordre du jour, des collègues en manque de reconnaissance qui prennent la parole à tout bout de champ, des horaires qui dérapent, pas de compte rendu ni de suivi des actions… « Le pire, c’est le point mensuel avec toute l’équipe : une dizaine de responsables régionaux. Chacun parle de ses problèmes et on ne prend aucune décision. Un collègue en Asie nous raconte en détail ses soucis logistiques alors qu’on n’y peut strictement rien », s’exaspère Suzanne. Bref, des réunions trop nombreuses mais surtout trop longues.
Le présentéisme à la française aggrave le phénomène, avec des réunions jusqu’en toute fin de journée. Rien à voir avec les pays anglo-saxons, où finir tard est perçu comme un manque d’efficacité. « Dans les pays d’Europe centrale ou du Nord, on finit à 16 heures ou 17 heures », souligne Marie Pezé. Directrice des opérations dans une PME scandinave, Aude voit la différence avec son poste précédent, dans une entreprise française. « Ici, les réunions durent une demi-heure, commencent et se terminent à l’heure, et les gens arrivent préparés », apprécie-t-elle.
Nathalie, par exemple, doit saisir des rapports dans un système informatique pour son travail de commerciale. « Après une heure de rendez-vous client, j’en ai pour trente minutes de reporting. Par manque de temps, je le fais en parallèle de certaines réunions téléphoniques interminables. Mais bon, je ne crois pas en l’efficacité du multitâche », souffle-t-elle. Un constat partagé par François, qui « jongle entre les messages Teams, les e-mails, les réunions… et un coup d’œil de temps en temps au WhatsApp pour se détendre avec des messages perso ».
Effrayant non ? Je ne peux évidemment pas m’empêcher de vous rappeler que les formations de Tempeo apportent quelques solutions à ces problèmes….
Gérer son Temps et ses Priorités







